Anne CARON
Psychologue Clinicienne , 1 place de la Paix, Pontoise

Quand consulter ?

Il y a quelques années, certaines personnes osaient à peine parler de leurs difficultés personnelles, encore moins de maladie mentale; une personne qui souffrait de dépression disait qu’elle était fatiguée; c'est presque avec un sentiment de honte que les patients «  avouaient » avoir consulté un psychologue ou un psychiatre.
La société ayant évolué, on reconnaît maintenant qu'il arrive à tous, à un moment ou l'autre, d'éprouver des problèmes d'ordre psychologique, ou de vouloir enrichir notre vie. Il est ainsi devenu plus facile de recourir aux services d'un psychologue.
Il n'y a pas, à proprement parler, de bonnes ou de mauvaises raisons pour consulter un psychologue. Si le besoin d’aide se fait ressentir c’est que c’est le bon moment pour vous ...

  • Vous éprouvez des difficultés personnelles: vous vous sentez mal dans votre peau, vous êtes angoissé, déprimé ou stressé; en somme, vous savez que quelque chose ne va pas, que quelque chose vous empêche de vous épanouir ? 
  • Vous vivez une épreuve : événements douloureux tels qu'une maladie grave, un deuil, une séparation, un échec, une perte d'emploi, etc ? 
  • Vous éprouvez des difficultés dans vos relations avec les autres: au sein de votre couple, de votre famille, ou encore vous vous  sentez seul et  isolé ? 
  • Vous voulez vivre différemment: sans que ce soit nécessairement dû à une existence difficile, vous voulez mieux vous connaître, vous voulez développer vos potentiels, enrichir votre vie et engager une démarche d'évolution personnelle ? 
  • Vous avez une décision à prendre ? Pour en analyser les avantages et les inconvénients, pour vous préparer aux conséquences de la décision, pour y voir plus clair... 
  • Vous voulez vous orienter : vous vous demandez vers quels objectifs diriger votre carrière, votre vie ? 

Toutes ces raisons, et beaucoup d'autres, sont valables et légitimes. La plupart du temps, vous pensez pouvoir régler vous-mêmes ces difficultés; vous pensez aussi que le temps finira par arranger les choses. Malheureusement, il n'est pas toujours possible de trouver en soi ou dans son entourage les ressources nécessaires pour faire face à la situation. Je peux  vous aider à déterminer et à affronter les problèmes pour les résoudre de façon satisfaisante.

Quand arrêter sa thérapie ?

Faire la démarche d’aller consulter est une étape importante. Cependant, toute psychothérapie ou psychanalyse a une fin, ce qui n’est pas forcément facile à accepter pour le patient. Quoi qu’il en soit, c’est toujours au patient de savoir quand il peut s’arrêter et reprendre une vie normale.

Lorsque le patient débute une thérapie, il doit se sentir en confiance avec son thérapeute. Un transfert (affects positifs dirigés vers le thérapeute), se met alors en place. C'est notamment ce transfert qui pose des difficultés pour arrêter sa thérapie.

Généralement deux conditions au moins doivent être réunies pour décider de l’arrêt du suivi :

  • que les troubles pour lesquels le patient est venu consulter aient cessés ;
  • que l’inconscient ait suffisamment été compris en profondeur pour se prémunir d’une réapparition des symptômes.

La fin de la thérapie dépend de la méthode de soins choisie.

Pour les Thérapies brèves ( thérapies comportementales, cognitives...)

Parfois quelques séances suffisent mais la problématique n 'est pas entièrement résolue...Seuls les symptômes disparaissent, mais risquent de se déplacer  sur d'autres " objets " ..Ces thérapies  s'attachent à corriger les comportements « déviants » utilisés par l'individu pour faire face aux situations qui le gênent. Un nombre de séances précis est donc déterminé. 

L'arrivée au terme des séances définit l'arrêt de la thérapie.

Pour la Psychothérapie d'orientation psychanalytique, et pour la Psychanalyse

Les psychothérapies d'orientation psychanalytique, et la psychanalyse, sont plus longues. Le patient analyse ses doutes, ses souffrances avec le psychanalyste. 

Il peut être envisageable de mettre un terme à l'analyse lorsque :

  • les symptômes ont disparu 
  • un certain équilibre se perçoit 
  • les doutes se sont effacés 

Le patient ne ressent plus d'angoisse et semble gérer les événements qui se déroulent dans sa vie, sans éprouver le besoin de verbaliser

Ne pas succomber à la réaction de fuite

Dans toute thérapie, il est normal que le patient ait, à certains moments, l’impression de tourner en rond. Il peut ressentir une certaine agressivité envers son psychologue. Mais ces passages peuvent signifier qu’un blocage est sur le point d’être franchi dans la compréhension de l’inconscient, d’où une résistance :

  • Ce rejet peut être le signe que le patient éprouve envers le psychologue, à travers le transfert, quelque chose qu’il ressentait vis-à-vis d’un parent durant l’enfance.
  • Toute la difficulté est de passer outre ce sentiment de démotivation, pour accéder au point sensible.

Ce n’est pas parce qu’un patient décide d’arrêter, qu’il doit avoir honte de retourner voir son psychologue plus tard, bien au contraire. C’est un signe de maturité, de remise en question, et c’est la preuve de sa réelle volonté de trouver des réponses.

Rôle pédagogique du Psychologue

Pour faciliter les choses, il est primordial que le psychologue expose clairement son rôle à son patient. Il l'accompagne vers la guérison des troubles, vers un mieux-être général. Les séances sont donc programmées dans ce cadre précis et ne continuent pas ad vitam aeternam. Ce point vital doit être éclairci dès le départ.

Cette décision doit être prise conjointement entre le psychologue et son patient.

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